mardi 31 août 2010
Vis ma vie de "pigiste"
Moi qui était pleine d'espoir pour la rentrée, en me disant que le marché allait bien finir par s'ouvrir un jour, je me rends finalement compte que je devrais changer de voie parce que c'est clairement pas en tant que journaliste-pigiste que je vais devenir riche.
Ce matin, comme tous les matins depuis que je bosse à Dreamland, j'ai fais le tour des sites d'offres d'emplois pour journalistes. Et là, ben rien.
Annonces de stages, d'apprentissages et de piges payées au lance-pierre.
Toutefois, une offre vient éclairer ma matinée: on cherche des pigistes pour des sujets hyper variés, ça à l'air cool, voire même, trop beau pour être vrai.
Reflexe n°1: je vais mater sur le net ce qu'on en dit de cette offre miraculeuse.
Eh bien mes chers amis, il s'agit en fait du super méga truc qui va "révolutionner" la vie des pigistes (comprendre: la rendre encore plus merdique qu'elle ne l'est déjà).
En fait, depuis quelques mois fleurissent des sites qui proposent à des pigistes en galère de faire des articles sur tout et n'importe quoi, pourvu que les articles se retrouvent bien référencés sur google&co et que les dits articles correspondent bien à la pub en face du lien.
Pour la rémunération, comptez 3Fr 6sous l'article, et 6 sous de plus à chaque fois que quelqu'un clique sur votre prose.
Un système fantastique, qui est très bien expliqué ici.
So what? Alors Cher Lecteur, si tu as une idée de comment je vais pouvoir devenir millionnaire, n'hésite pas à me contacter.
P.S.: Je joue déjà à Euromillion...
dimanche 29 août 2010
Des bouquins!
Alors, pour continuer sur la thématique livres, je vais vous parler de celui que je viens de finir: L'Insomnie des Etoiles de Marc Dugain.
Verdict: pas mal du tout, dans la lignée d'Une Exécution Ordinaire (sorti en 2007) mais... ça se lit trop vite!
Remarquez, c'est plutôt bon signe. On est tellement pris dans l'histoire, même si on se doute de ce qu'on va lire, qu'on a pas envie de lâcher le bouquin.
Pour découvrir le livre plus en détails (pitch et extrait), je vous invite à cliquer ici.
Mais donc, ça ne va pas du tout, je n'ai déjà plus rien à lire! Encore une fois, si une bonne âme, passant par hasard sur ce blog, avait des suggestions, je suis plus que preneuse.
Et puis sinon, j'attends avec impatience le 1er septembre et la sortie du dernier Don DeLillo.
D'ici là, bonnes lectures à tous!
mardi 17 août 2010
Back to the blogosphere
Des mois et des mois sans un message ça fait pas très sérieux, donc, me revoilà. (Ben ouais, quoi, c'est bientôt la rentrée, tout ça tout ça, faut se bouger!)
Le (tout petit) problème, c'est que je n'ai toujours pas bien déterminé le propos du blog. Je vais donc, pour le moment, continuer à parler de tout et de rien.
Pour ce post de pré-rentrée je vous propose de causer bouquins.
Alors pour tout ce qui est critique /listing des 701 livres qui commencent à sortir dès demain pour la rentrée littéraire, ne comptez pas sur moi, des sites merveilleux s'en sont déjà chargés et c'est à lire par exemple sur Bibliobs ou Rue89.
Moi je vais plutôt vous parler de Gonzo Highway, un bouquin paru en 2005 mais que je viens seulement de lire. Il s'agit d'une "compilation" de lettres écrites par Hunter S. Thompson, auteur que vous connaissez certainement grâce à "Las Vegas Parano".
Pour moi, l'apprentie journaliste, ces lettres m'ont fait mourir de rire. Si si vraiment.
Note au passage: Thompson est un des pères du style gonzo: du journalisme subjectif à la frontière de la fiction ( si vous voulez plus d'explications direction wikipédia)
Après avoir lu Gonzo Highway, je me dis que je n'ai malheureusement pas la moitié du génie de Thompson, mais, bordel, qu'est-ce que j'aimerais avoir le courage d'écrire des propositions de sujets ou des lettres de motivations aussi pertinentes/drôles/gonflées que lui.
Je ne vais pas en écrire une tartine, mais je le recommande a tout le monde. Les apprentis journalistes y trouveront de quoi réfléchir sur notre belle profession, les passionnés d'histoire américaine ne seront pas déçus et les râleurs professionnels y reconnaitront leur maître...
Mais surtout, c'est tout simplement drôle. Thompson est un fou génial, complètement accro à la dope, qui écrit pourtant avec plein de lucidité sur la société américaine.
So What? Ben c'est tout bête je vous conseille de le lire et pourquoi pas de vous offrir aussi Las Vegas Parano et Hell's Angels.
Sur ce, bonne rentrée a tous!
lundi 28 juin 2010
En pleine débâcle
Le mien est à la dérive totale. Un peu comme ma grande carrière de journaliste du reste.
Un des premiers posts que j’ai écrit concernait la bonne ambiance pendant les J.O.
Ça m’inspirait.
Et bien, aujourd’hui, je vais mettre cette débâcle « blogesque » sur le compte de la coupe du monde de foot.
Non, rassurez-vous je ne vais pas en rajouter sur les bleus, tout a déjà été dit.
Je vais me contenter de me lamenter sur le triste sort de So What.
Je crois que le problème, c’est que je n’ai pas su me concentrer sur un sujet. J’ai parlé d’actu, de tout de rien, et finalement, tout ça est tombé à plat.
Mais, tels les bleus qui renaitront de leurs cendres grâce à Lolo Blanc (enfin j’espère), je vais essayer de trouver ma voie (enfin j’espère, bis).
Et pour l’instant, ben on a qu’à dire que le blog est en vacances !
dimanche 23 mai 2010
Heu? oui? Mais qu'est-ce donc?
Nanard revient!
Après s'être essayé à peu près tout (politique, foot ou encore aérobic)il devient "marchandeur".
Le concept: Parce Nanard n'a peur de rien (syndrome de C. Norris?), il va direct voir les fournisseurs et négocie des prix de gros pour nous autres petits consommateurs. On retrouve toutes les offres sur son site.
Son slogan: "Ensemble tout devient moins cher" (toute ressemblance avec le slogan de Nic' pendant la campagne présidentielle serait fortuite, ou pas)
Si vous testez, n'oubliez pas de me le raconter! ; )
A job’s a job
Et donc, ce lundi là j’ai commencé. Bienvenue à dreamland !
Ici, dans cette chouette boite dont je tairai le nom, on badge en arrivant, on badge quand on se lève pour aller en griller une (10 minutes de pause payée par la boite par tranche de 5 heures travaillées, m’explique mon responsable) et on badge en partant.
Quant au taff, c’est palpitant… let me explain :
Nous avons des clients (entreprise ou particuliers) qui veulent savoir tout ce qui se dit sur eux sur internet. C’est ici qu’intervient ma boite. Selon les désidératas du client, une sorte d’aspirateur sélectif (c’est une image) récupère les pages web qui sont sensées coller. Sauf que parfois, nos amis les ordis ne comprennent pas bien les subtilités de langage, et donc une armée de jeunes gens font un premier tri dans les dizaines de milliers de pages qu’on reçoit chaque jour. Plus ils vont vite, plus ils touchent de primes si les propositions sont correctes.
Mon job consiste à vérifier qu’il n’y a pas d’erreur avant que ça parte au client.
Parce que, nos jeunes amis qui font le premier tri sont incités à passer moins de 30 secondes sur les pages…
En résumé : je clique sur ok ou sur pas ok, et si c’est pas ok, je dois dire pourquoi. Je ne vous avais pas menti, c’est palpitant !
Mais le top du top dans cette histoire c’est la super ambiance qui règne dans l’open space. En soi, rien de terrible mais plein de petites choses qui font un peu halluciner.
Par exemple, si on vous octroie une pause dej, celle-ci doit durer 20 minutes, pas une de plus, sinon, c’est reporté sur une petite feuille, et, bien entendu, déduit de votre salaire. Pour cette pause, ô surprise, vous ne badgez pas, mais vous pointez sur une feuille de papier.
Or il se trouve qu’une personne dépassait fréquemment ses pauses de quelques minutes. Sa responsable a donc décider de lui déduire une heure de pause en guise de punition (Eh ben ouais, on la lui fait pas !)
Sinon sachez que dans cet open space, les gens sont placés pour éviter les bavardages « non mais attend, ils ne sont pas là pour se raconter leurs vies ! », explique le responsable.
Bref, quand faut bosser, faut bosser, même quand ça vous plait pas. Mais faut voir le bon côté des choses, ça m’a donné une idée de sujet pour le blog, tout n’est pas perdu !
OMG, près d'un mois sans un message, c'est honteux!
Allez, pour le plaisir de mes quelques lecteurs, un petit post sur mon nouveau job!
mercredi 28 avril 2010
C’est quoi le deal avec les poneys ?
Je peux pas, j'ai poney...! (plus de 26 000 membres à l’heure où j’écris)
Pourquoi es tu en retard ? - Désolé mon poney ne démarrait pas. (plus de 14 000 membres)
Boire ou Conduire, rien à foutre: je rentre en poney!!
(près de 245 000 membres !!!!)
Alors, avant que les poneys ne passent de mode -- eh oui, déjà sur Facebook, des groupes se sont crées pour annoncer la fin de la poney-mania, du style : Les poneys c'est has been, les pandas aussi...moi j'rentre en pintade ! 26 membres pour le moment, mais je ne doute pas de l’engouement prochain pour les pintades--bref, je disais donc, avant la fin des poneys, j’aimerais comprendre quel est le deal avec nos amis équidés.
Parce que figurez-vous que ces petites bêtes sont dangereuses. Si, si, si.
Déjà elles courent sur le périph’ parisien.
Et pire encore, les poneys veulent envahir le monde :
C'est flippant quand même!!!
Je ne suis pas la seule à chercher à comprendre, mais pour l'instant je n'ai pas encore trouvé l'origine exacte de la poney-mania.
Quelques théories reviennent cependant:
* Le délire serait parti du film Horton à cause de ce passage: http://www.youtube.com/watch?v=nwtFT8M31Jo où Katie explique ce que font les poneys dans son monde merveilleux...
* Autre hypothèse, l'amour de Captain Web pour les poneys se serait propagé sur la toile en moins de 2. Allez faire un tour sur son blog pour comprendre, mais pour vous donner un aperçu, le blog de Captain Web, c'est le "blog high tech le plus scandaleux du Web français! Un blog qui ne respecte rien et te tient informé de l'actualité technologique à grands coups de poneys défoncés au crack et de putes unijambistes."
* Ou alors, tout ça serait la faute de Booba:
Booba - Double Poney / NEW
envoyé par PeteRock. - Regardez plus de clips, en HD !
Bref, je suis coincée dans mon enquête, il y a encore pleins d'autres théories, notamment un clip de Dieudonné en train de chanter "Petit Poney", mais impossible de trouver la source exacte!
So what? Ben, si vous avez une explication, n'hésitez pas à m'éclairer!
lundi 26 avril 2010
Tenir un blog, c'est pas si simple!!!
Vous l'aurez remarqué, je ne suis pas hyper active sur mon blog.
Autant, c'est super facile de cliquer sur "note in reader", pour vous faire partager des infos pêchées sur la toile, autant trouver de nouvelles choses sympas à vous raconter, c'est parfois la galère.
Je crois que l'heure est grave, je suis victime du syndrome de la page blanche...
Je ne suis apparemment pas la seule à avoir des problèmes d'inspiration, parce que en fouillant un peu, j'ai trouvé des tas de blogs (!) qui parlaient de ce problème et qui donnaient quelques conseils pour améliorer sa page et pour attirer un max de lecteurs. Or l'un des conseils les plus fréquemment donné, à savoir, "choisissez un ou deux thèmes, et ne parlez que de ça", va à l'encontre même de ce que j'avais envie de faire: vous donner mon avis (tellement merveilleux), sur tout et n'importe quoi! (oui, je sais, j'ai des problèmes existentiels, genre, trop trop important)
Alors que faire? So what, comme dirait l'autre?
Je ne sais pas encore, mais en surfant, j'ai trouvé cette photo très chouette et depuis, je me dis que tout est envisageable!

(source: http://imgfave.com/view/161502)
How to Know if You're Dealing With an Ideologue - wikiHow
How to Know if You're Dealing With an Ideologue
Simply put, an ideologue is someone who is dedicated to a certain way of thinking, whether it is political, philosophical or religious in nature in a nearly fanatical way. They can be very difficult to deal with. This simple guide will help you figure out whether a person is an ideologue.
Steps
1. Pay attention to your conversations with them. See if they always want to talk about a certain topic, even if you have either hinted or have told them outright that you don't want to talk about it. Try using the tactics in How to Avoid Uncomfortable Conversations About Religion (whether the topic is religion or not) and see how they respond.
2. Analyse the relationship as it has developed over time. Think back and remember how your relationship with this person came into existence. An ideologue will at first seem genuinely interested in your opinions and might truely understand them, but over time will become impatient with you once they see that you are not going to convert to theirs without serious consideration. An ideologue often has what could be called a 'missionary complex'-- they seem determined to convert others to their viewpoint regardless of the cost.
3. Check their attitudes on opposing viewpoints. There is no such thing as compromise with an ideologue. Generally, an ideologue doesn't understand the concept of 'agree to disagree'. To use a cliché, they see everything in black and white.
4. Reflect on their communication habits. An ideologue will seem well versed in whatever belief system they are committed to, and will often quotes facts and statistics as if they have rehearsed them. Even if you do have information to back your ideas, an ideologue will present their ideas in a manner that prevents you from presenting yours- they will cut off your side of the conversation, for example.
5. Think about how they present their ideas. An ideologue will often present their ideas and opinions as material facts, regardless if there is evidence to the contrary. They also will start with discussions gently, but as time goes on, they will become more and more aggressive.
Tips
* There is nothing wrong with being devoted or passionate about your beliefs. The difference is that a passionate person can understand objections to their ideas, and can resist the temptation to bring up the issue. An ideologue can't do either of these things.
* You won't win the argument. If you don't want to slam the door and end the relationship, the easy path is to 'play dumb' whenever they bring up their hot topic. Regardless of how many facts you give, they will always be convinced that they're right and that you're either misguided (if they think you might give in) or wrong (if they sense that you've rejected their ideas).
o You might try the therapist path with the techniques of nonviolent communication, repeating back their points patiently, trying to make them feel heard.
o The cat-with-a-mouse path is to take their position and pull them further than they want to go. "Did Jesus give up possessions, can you talk about what He said about poverty?"
* There are many ways to end a relationship with an ideologue. You can simply 'fade out' from their life, write a letter, or verbally tell them that the relationship is over and leave immediately.
Warnings
* It can be hard to pick up on an ideologue at first, but it will be obvious once they are irritated by your rejection of their ideas.
How to Know if You're Dealing With an Ideologue - wikiHow
vendredi 9 avril 2010
Galériens du monde, souriez ! (y’a pire que vous)
http://www.peopleofwalmart.com/
Cruel à souhait, des quidams qui font leurs courses chez Walmart (le Carrouf pas classe des USA) prennent en photos les « cas » qu’ils croisent dans les allées. Attention les yeux, c’est parfois violent !
Le cultissime site où des inconnus nous font part de leurs plus gros fails. Classique, mais tellement bon.
http://textsfromlastnight.com/
En anglais, ce sont les textos qu’on n’aurait pas du voir ou pas envoyer. Souvent hallucinant, ça vous fait relativiser vos problèmes.
En anglais encore, on y retrouve plein de photos et de vidéos de trucs insensés- littéralement. Par exemple la photo d’une rampe idéalement placée devant une porte, ou la vidéo d’une journaliste qui tombe de sa chaise. Oui, c’est un peu comme dans vidéo-gag. En mieux.
En anglais toujours, le site qui réfrène vos envies d’enfants, ou qui vous fait comprendre qu’il y a pire parent que vous, voire, pire que vos propres parents !
http://www.labandepasdessinee.com
Plus qu’un concept, un pas concept, comme l’explique la home.
Et voilà, enjoy!
Saez J'accuse
La tea party géante qui donne la gerbe
http://www.rue89.com/california-dreamin/2010/04/09/les-tea-party-ces-americains-racistes-par-patriotisme-146415#
Par ailleurs, j'en profite pour vous signaler qu'on peut retrouver cet article sur la colonne de droite, dans la section "les petites infos en plus". Il s'agit des articles que je partage via Google reader. N'hésitez pas à y faire un tour et à commenter!
jeudi 8 avril 2010
Se vendre
Un travail, c’est la base dans notre société. La base de notre insertion sociale, celle de notre indépendance, et dans la mesure où l’on travaille quasiment toute sa vie, l'une des bases de notre bonheur.
Et pour l’instant, du travail, je n’en trouve pas. Rien, zéro, nada.
En entretien l’année dernière, j’ai eu droit à un petit débrief, dans lequel la responsable des ressources humaines m’a expliqué que la manière dont je me vendais n’était pas très avenante. Il n’y a pas longtemps, j’ai reçu un mail qui me faisait savoir que ma candidature n’était pas dénuée d’intérêt, mais que cela n’allait pas être possible. Et un peu avant cela, on m’a expliqué que je n’avais pas montré assez d’intérêt pour le poste que je convoitais. Pourtant, il me semblait que le fait de postuler constituait en soi une marque assez évidente d’intérêt, mais bon, je dois faire erreur.
Toutefois, ce n’est pas le pire. Pas de quoi se plaindre, avoir une réponse, aussi cassante soit elle, c’est toujours mieux que ceux qui vous convoquent en entretien et qui ne vous rappellent jamais. Il faut les rappeler soi-même me direz vous. Oui mais, au bout d’un moment, vous finissez par comprendre que les entreprises qui ne rappellent pas n’ont pas l’intention de vous embauchez, sinon, elles vous auraient contacté depuis longtemps. Et quand vous les appeler pour avoir des nouvelles, elles vous font comprendre que vous les dérangez un peu, là maintenant tout de suite.
Se vendre, quel concept étrange.
Je n’ai pourtant pas fait de mauvaises études, loin de là. Mais, rien n’y fait, je dois être une bien piètre vendeuse depuis toujours.
Je me plains beaucoup, c’est vrai, et y a bien pire dans la vie.
Mais, dites-moi, que fait-on des invendus de mon genre ?
Sans transition
Le truc chouette avec cette expo, c’est qu’on a aussi accès à la collection permanente. C’est 11euros l’entrée, en tarif normal, avec audio-guide inclus. Plutôt cool.
Par contre en ce qui concerne les œuvres exposées, c’est moins la joie. La grande réflexion, hyper intellectuelle, que je me suis faite en y allant, ça été « Wow, cool, j’aimerais bien pouvoir mettre ça dans mon salon ». Notez que je me dis la même chose à chaque fois que je vois des œuvres qui appartiennent à une collection privée.
Toujours est-il qu’avec une cinquantaine de tableaux, l’expo est un peu courte pour faire le tour des grands maîtres espagnols. Evidemment je ne m’attendais pas à retrouver un mini Prado, mais bon, petite déception quand même. Ceci dit, les commissaires de l’expo ont choisi de comparer des œuvres prenant la même source d’inspiration, et de voir comment ce thème a été traité à travers le temps par « les maîtres ». Le résultat est parfois saisissant- les œuvres autour du religieux sont vraiment mises en valeur- mais parfois, le tout tombe un peu à l’eau.
So what ? Eh bien, pour 11 euros, je vous conseille d’y faire un tour et de juger par vous-même.
vendredi 2 avril 2010
You say you want a revolution
Chers lecteurs,
Vous l’aurez remarqué, je n’ai pas très présente ces derniers temps. J’ai enfin décroché quelques piges (youpi !), et je vous ai délaissé. Et puis, il faut avouer qu’après avoir vu les décevantes statistiques sur la fréquentation de ce blog, je me suis un peu découragée. Mais, chers lecteurs, sachez que je pense à vous. Et rien que pour vous, je vous propose un sujet qui m’a fait halluciner le mois dernier : comment l’industrie du porno va contribuer à la révolution 3D.
Impossible de passer à côté de LA révolution. Avec le succès du film Avatar, du réalisateur James Cameron, tout le monde a pu constater l’intérêt de la 3D et ce qu’elle pouvait apporter à certains films. Immédiatement considéré comme la production américaine qui allait révolutionner le futur du cinéma, le film a cartonné partout dans le monde, en partie parce qu’il a su suscité la curiosité des spectateurs.
Mais derrière le beau spectacle, chacun a pu constater la réalité économique. Pour voir le film en 3D, il a fallu débourser quelques euros de plus pour obtenir les lunettes adéquates. Immédiatement, certains ont argué que la 3D n’était qu’une excuse pour nous faire payer encore plus cher des places de cinéma. Et de fait, un film comme Alice au Pays des Merveilles, de Tim Burton, est projeté en 3D dans certaines salles, bien qu’il n’a pas été pensé pour.
Toujours est-il que toute l’industrie du divertissement a flairé le bon filon et la manne que représenterait l’apparition de la 3D, aussi bien sur nos petits que nos grands écrans. Et l’industrie qui risque fort de précipiter cette révolution, c’est celle du porno.
Le mois dernier, le magazine de Marc Dorcel, roi du porno français, proposait à ses branleurs, heu pardon, ses lecteurs un charmant Kâma-Sûtra en 3D, avec petites lunettes incluses. D’après Rue 69 (la version coquine de Rue 89), les réalisateurs Gaspar Noé, Tinto Brass et Quentin Tarantino prépareraient tous des films érotiques en 3D.
Autre signe que la révolution est en marche, lors du salon du X à Las Vegas en janvier dernier, la société Bad Girls in 3D, a annoncé la commercialisation d’un pack téléviseur + vidéo à la demande pour 4 000 dollars. Selon eux, il ne fait aucun doute que la 3D est l’avenir du porno. « Depuis plusieurs décennies, l’industrie du X a conduit à l’adoption de chaque grand changement de système de diffusion – de la folie des cassettes VHS dans les années 1980, à la popularité de la télévision par satellite dans les années 1990 et aujourd’hui internet », a expliqué un des producteurs de Bad Girls in 3D. On se souvient également que dans les années 1990, c’était en partie parce que l’industrie du X avait opté pour le DVD que le Laserdisc a fait long feu.
Et so what ? Si l’industrie du porno s’y met et que ça marche, on peut s’attendre à voir très prochainement des familles assises sur leur canap’ avec de drôles de lunettes sur le nez pour mater le dernier Disney.
Enfin, ça c’est l’option haute.
La basse, c’est d’imaginer tous les parents qui vont gauler leurs ados devant la télé, le fute descendu aux chevilles, avec les mêmes lunettes sur le nez. Enjoy !
mardi 16 mars 2010
lundi 15 mars 2010
Je clope et je suis trop tendance (mais, chut, ne le dites pas à ma mère)
Mais visiblement, je suis trop tendance (quoique pour le coup, je ne suis pas sûre de devoir me réjouir). En 2009, les ventes de cigarettes en France ont augmenté de 2,6%, selon une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies parue la semaine dernière. Les prix des paquets de clopes ont pourtant été revus à la hausse en novembre dernier, mais rien n’y fait, on veut fumer. La preuve, on n’achète même plus de patchs ! D’après la même étude, la vente de traitements pharmaceutiques pour arrêter de fumer (patchs, gommes à mâcher et petits cachetons en tout genre) est en recul de 21,5% par rapport à 2008.
Pourtant, faut vraiment le vouloir pour cloper de nos jours.
Au bureau, quand on se lève pour en griller une, il faut se coltiner les regards des collègues non fumeurs qui pensent souvent très fort que c’est pas avec toutes ces pauses clopes que le boulot va se faire.
Au resto, entre le dessert et le café, faut déranger toutes les tablées pour atteindre la sortie, et jurer au serveur que, non, on n’est pas en train de partir sans payer, mais qu’on revient tout de suite.
En terrasse, ben faut quand même partager les lieux avec ceux qui veulent juste profiter du beau temps, mais pas de notre nicotine.
Chez soi, faut l’avouer, mieux vaut bien aérer après, parce que sinon on se trouve avec un joli brouillard londonien dans son salon.
Notez que je suis ravie de l’interdiction de fumer dans les lieux publics : c’est plus agréable pour tout le monde, ça ne fait aucun doute.
Mais alors pourquoi je m’y suis mise ? Je sais que fumer tue (c’est bon, c’est marqué dessus, j’ai compris), je sais que je suis en train de perdre le goût, que j’ai surement un teint dégueulasse et que mes chicos risquent gros. Pourtant, j’ai commencé, tout en connaissant les risques, j’ai trouvé que ça avait bon goût (sérieusement !), que c’était assez agréable et surtout j’ai cru que je ne deviendrai pas accro (l’espoir fait vivre).
Et puis il fallait bien que je me conforme aux clichés. « Quoi t’es une fille, française, journaliste, accro au café mais pas à la clope ??? ».
Bon, allez, dès que la tendance s’inverse, j’écrase mon dernier mégot !
Vu sur google reader, partagé via Facebook et retweeté : info overshare
Un des trucs les plus dingues, à mon sens, c’est la rapidité avec laquelle on se partage de l’information. Il n’y a qu’à regarder hier : 1er tour des régionales, dès 17h30 on retrouvait déjà plein de résultats sur twitter, sans parler des sites internet de nos voisins belges et suisses qui se contrefichent du code électoral français. Ce matin d’ailleurs, quasiment tous les médias français, qui ont du attendre 20h avant de commencer à donner leur estimations, reviennent sur le fait qu’ils ont tous été pris de vitesse par le net.
Mais voilà, il y a un hic. Enfin, ça vient peut-être juste de moi, mais j’ai comme l’impression qu’on partage trop.
Je vous explique. Je repère une info sur le net. Je la trouve intéressante, je clique sur « note in reader » (et, là, pour le coup, y’a pas à dire, c’est quand même vachement pratique la technologie), j’y ajoute mon petit commentaire et voilà c’est parti. Oui, mais via reader, je ne vais pas toucher autant de monde que sur Facebook, alors, hop, un autre petit clic, et je « share » sur mon profil. Et, puisque c’est jour de fête, j’en remets un petite couche en « retweetant » l’info. Paf, j’ai crée mon petit buzz. Et puis c’est magique, mes amis font la même chose et je peux aller voir ce qui les a fait tilter eux.
Vraiment cool. Si, si. Le seul truc, c’est que j’ai l’impression que tout cela va bien trop vite, qu’on à peine le temps de digérer une info, qu’elle est déjà obsolète, et surtout, que j’ai strictement aucun recul dessus. Et du coup, j’en retiens quasiment rien.
Vous me direz que c’est justement le travail des journalistes de revenir dessus, de hiérarchiser, de trier et d’expliquer. Sauf qu’à présent dans les rédactions, on passe tout plein de temps à balancer de l’info (ben oui, y’en a tellement qui vient de partout) et finalement pas beaucoup à la décrypter. Bon, je suis un peu mauvaise langue, il y’a quand même des émissions, revues, sites web, etc. qui invitent plein de spécialistes et experts en tout genre, mais on y retrouve souvent les même têtes (parce qu’il y a des gens qui sont apparemment des experts en tout), et je ne suis pas sure que se soit avec ce genre de programme qu’on fasse de l’audience ou du clic.
Tout ça pour vous dire quoi ? Ben j’en sais rien, mais ça donne à réfléchir (enfin j’espère). Alors à vous de me le dire. On partage et so what ?
mardi 9 mars 2010
Comment je me suis perdue lors de la manif pour les droits des femmes.
Et cette année, dans le cortège, il y avait moi.
Faut que je vous explique, j’y suis allée parce que des amies font partie de l’association « Osez le Féminisme » (www.osezlefeminisme.fr). Alors quand l’une d’elles m’a invité, j’ai dit pourquoi pas, ça sera l’occasion de faire un peu de reportage pour le blog et, on ne sait jamais, de vendre un sujet à un magazine.
Hier donc, je rejoins mon petit monde vers 19h à Nation. Le cortège vient de partir, il n’y a pas foule (la faute au froid peut être ?) et je retrouve mes amies (accompagnées de leurs petits amis respectifs, il faut le souligner) au milieu de la formation P.S. Ah oui, faut que je vous dise aussi, pour ceux qui ne voit pas à quoi ressemble une manif, en fait on ne se mélange pas. Chacun vient pour (à priori) la même cause, mais au sein de sa formation. Hier, dans le cortège, on retrouvait par exemple des militants PS, Europe Ecologie, Front de Gauche, RESF, Osez le Féminisme etc., tous marchant ensemble, mais en petits groupes bien distincts.
En burqa colorées et transparentes, quelques personnes scandent : « Après la grippe A, la Burqa, plus de débat bidons, on pose les vraies questions ». Un peu plus loin, le Front de Gauche armé d’un micro et d’un camion-manif assez mortel (avec écran géant, projecteurs et tout), répète à l’envie : « les centres IVG, on s'est battues pour les gagner, on se battra pour les garder ».
Je dois vous avouez qu’habituellement quand je vais à une manifestation, c’est pour la couvrir. Je bosse, je vais de formation en formation, je pose des questions, bref, je fais ma journaliste de base. Là, ça faisait très longtemps que je n’avais pas participé à une manif, juste pour moi, sans but précis, sinon que de soutenir moi aussi la cause des femmes. Et je me suis sentie mal à l’aise. Défiler au sein de la formation P.S. et puis un peu plus tard, avec les militants d’Osez le Féminisme, pourquoi pas, mais ça changeait quoi ? Les slogans étaient quasiment les mêmes, les causes à défendre aussi, alors, so what ? D’autant qu’à la fin de la manif, sur les marches de l’Opéra Bastille, tout le monde se retrouve ensemble, à scander plein de slogans différents, tant et si bien qu’on a l’impression d’une cacophonie générale complètement désorganisée.
Je que j’aurais aimé c’est pouvoir marcher avec une formation de non affiliés. Les « riens du tout » auraient juste pu être là pour militer contre les inégalités de salaires entre hommes et femmes, contre les fermetures de centres IVG, contre les violences faites aux femmes, etc., sans avoir l’impression d’être « récupérés » par une formation ou une autre. Je ne devais surement pas être la seule non affiliée dans le cortège, alors, qui sait, mesdames et messieurs sensibles à la cause féministe, peut-être nous reverrons-nous l’année prochaine sous la bannière des « rien du tout » ?